Test de l’imprimante 3D Ultimaker 2

title

 

L’imprimante 3D Ultimaker 2, produite par la société du même nom est une des concurrentes les plus sérieuses de Makerbot et ses Replicator, cela autant historiquement que pour les types d’imprimantes produites. Les premiers modèles étaient DIY (Do It Yourself – Faites le vous-même) tandis que les générations suivants sont devenues plus professionnelles.

La revendeur d’imprimante 3D et consommables MakerShop.fr m’a proposé de tester l’imprimante Ultimaker 2 de type FDM (dépôt de fil fondu), me permettant de la mettre face à mes autres imprimantes : Replicator 2 de Makerbot, Zim de ZeePro et la Form1+ de Formlabs. Les deux premières sont de technologie équivalentes tandis que la dernière est de technologie différente (laser solidifiant de la résine).

Ce test est avant tout un retour d’expérience dans une utilisation concrète et non une analyses scientifiques et poussée sur la tolérance au micron près. Le tout est basé sur du concret, du ressentit concernant mon usage, proche de nombreux artistes et designers artistiques. En l’occurrence, certains retours ne s’appliqueront pas à tous les utilisateurs potentiels de cette imprimante, en l’occurrence les utilisateurs potentiels travaillant dans le monde du CAD.

Ce test couvre autant la partie matérielle que logicielle et espère être relativement complet. Il est basé sur le modèle Ultimaker 2. Deux variantes sont disponibles, la Extended 2 qui propose un plus grand volume d’impression et une Go 2 qui elle propose un plus petit volume d’impression et fait l’impasse sur le plateau chauffant.

Pour les impatients, sachez que ma prochaine imprimante FDM sera très probablement une Ultimaker 2+ Extended !

Entre le test de l’imprimante et l’écriture de cet article, Ultimaker a sorti une version 2+, améliorant l’imprimante, tout en gardant les mêmes spécificités. Le test se base sur l’Ultimaker 2, mais le tout peut être transposé à la 2+.

L'imprimante vient de terminer son tout premier model, hors ceux de tests. Pour vous donner un ordre d'idée, le modèle au centre de la plateforme fait 12 cm de haut.

L'imprimante vient de terminer son tout premier model, hors ceux de tests.
Pour vous donner un ordre d'idée, le modèle au centre de la plateforme fait 12 cm de haut.


Petit rappel sur l’impression 3D

Durant cet article, je vais parler de deux technologies d’impression, le FDM et SLA. Voici un petit descriptif qui vous permettra de mieux suivre la suite de l’article. N’hésitez pas à rechercher des articles plus complets pour en savoir plus.

FDM

Fused Deposition Modeling ou modelage par dépôt de matière en fusion, technique qui consiste à déposer une fine couche de plastique fondu selon un chemin correspondant aux coupes du modèle.

Cette technique à l’avantage de faire appel à une mécanique assez simple et une matière première peu cher et variée. Il existe de très nombreux modèles d'imprimantes et de toutes les tailles. Son principal inconvénient est sa précision qui peut être plus faible, limitant la reproduction de détails précis, mais aussi dans la difficulté de reproduire des états de surfaces propres.

C’est la technique utilisée par l’Ultimaker 2, mais aussi la Replicator 2 et la Zim.

SLA

Stereolithograph Apparatus ou photopolymérisation, technique qui consiste à solidifier une résine photo sensible à l’aide d’une source UV, en général un laser ou un videoprojecteur (souvent appelé impression 3D DLP pour cette dernière).

Cette technique à l’avantage de proposer des états de surfaces de très bonne qualité mais à plusieurs inconvénients qui sont le coût des consommables, la taille réduite du volume de construction, la préparation minutieuse des modèles et la manipulation des consommables ainsi que le travail de nettoyage assez complexe et "chimique".

C’est la technique utilisée par la Form 1+ (Laser).


L’Ultimaker 2 opposées aux autres imprimantes

Cet article va mentionner à de nombreuses reprises les imprimantes suivantes, en voici les principales caractéristiques.

Ultimaker 2 / 2+

  • Prix : 2299 € TTC
  • Volume d’impression : 22.3 x 22.3 x 20.5 cm pour l’Ultimaker 2 et 22.3 x 22.3 x 30.5 cm pour l’Ultimaker 2 Extended (largeur x profondeur x hauteur)
  • Précision Z maximum : 20 microns
  • Taille de la buse : 400 microns (250, 400, 600 et 800 microns sur la Ultimaker 2+ par un système de buses interchangeables)
  • Double extrusion : non
  • Plateau chauffant : oui
  • Technologie : FDM

Replicator 2

  • Prix : 2399 € TTC
  • Volume d’impression : 28.5 x 15.3 x 15.5 cm (largeur x profondeur x hauteur)
  • Précision Z maximum : 100 microns
  • Double extrusion : non (sur modèle 2X)
  • Plateau chauffant : non (sur modèle 2X)
  • Taille de la buse : 400 microns
  • Technologie : FDM

Zim 

  • Prix : 1299 € TTC (payée $799 via Kickstarter)
  • Volume d’impression : 15 x15 x 15 cm (largeur x profondeur x hauteur)
  • Résolution maximum: 50 microns
  • Taille de la buse : 350 microns
  • Double extrusion : oui
  • Plateau chauffant : non (en option)
  • Technologie : FDM

Form1 +

  • Prix : 3350 € TTC
  • Volume d’impression : 12.5 x 12.5 x 16.5 cm (largeur x profondeur x hauteur)
  • Précision Z maximum : 25 microns
  • Diamètre du laser : 8 microns
  • Technologie : SLA

Déballage

Le carton de transport de l’Ultimaker 2 que j'ai reçu était toute somme assez classique, peut-être un peu trop. Bien qu’il protège l’imprimante, il laisse présager des soucis potentiels lors du passage entre les mains de transporteurs peu scrupuleux. Pour une imprimante plutôt haut de gamme, on aurait pu s’attendre à quelque chose de plus résistant, bien que je n’ai été confronté à aucun problème avec le modèle de test. Il m'a été indiqué depuis que l'emballage a été revu avec des protection en polystyrène associé a des sangles protégeant bien mieux le materiel.

L’imprimante une fois déballée, montre une mécanique bien assemblée, respirant la qualité. Le design est assez neutre et votre imprimante ne détonnera pas sur un bureau.

Il est possible de la placer dans une pièce située loin d’un ordinateur, le transfert des fichiers 3D se fait au moyen d’une simple carte mémoire SD (4Go, fournie) ou via un cable USB. Il y a de nombreux débats entre le choix d'utiliser une carte SD ou d'effectuer une impression via le cable USB: la carte mémoire à l'avantage d'avoir tout l'intégralité du fichier à imprimer tandis que l'USB est dépendant de l'ordinateur et celui-ci doit resté allumé durant tout le temps d'impression. Personnellement, j'ai déjà raté des impressions sur la Replicator 2 à cause de la carte SD et d'un problème de lecture. Ayant une passion pour la photo et possédant de nombreuses cartes mémoires, les cartes SD sont très fragiles... Mes tests furent uniquement réalisés avec la carte SD, mais j'avoue préférer laisser un ordinateur tourner le temps de l'impression, quitte à dédier un PC à l'impression.

Une fois le tout connecté, il ne reste plus qu’à allumer la machine et se préparer pour la première impression.


Mise en place de la première impression

Avant de lancer une impression 3D, il y a plusieurs étapes obligatoires : régler le plateau pour qu’il soit bien de niveau vis-à-vis de la buse, mais aussi régler parfaitement la distance nécessaire entre ces deux éléments. Puis ensuite, il faut charger le filament pour pouvoir imprimer ses modèles.

Ces opérations se font via le menu de l’imprimante. Celui-ci est assez intuitif et la navigation se fait via une molette cliquable pour la validation. Au passage, il ne m’a pas été nécessaire d’ouvrir la documentation pour l’essentiel des opérations, à partir du moment où vous connaissez quelques termes anglais communs à l'informatique (load, unload, etc), l'interface étant en anglais uniquement.

Réglage du plateau

Cette étape est importante car elle va impacter sur les futures impressions et en particulier la mise en place des premières couches. Il ne faut pas hésiter à refaire cette étape jusqu’à que ce que cela soit parfait et encore moins hésiter à la refaire régulièrement au fil des impressions.

Le processus est commun à beaucoup d’imprimante : la buse se positionne à certains points du plateau et il faut insérer une feuille de papier entre les deux.
Il ne reste plus qu’à serrer ou desserrer des molettes de façon à ce que le papier frotte légèrement sur la buse, mais ne soit pas coincé. Cela se joue de façon assez précise, surtout lorsque l’on considère que l’imprimante peut générer des couches de 20 microns et qu’une feuille ne fait que 100 microns : la marge de manœuvre est faible.

Voici en gros plan une des vis sur ressort servant à régler le niveau du plateau.

Voici en gros plan une des vis sur ressort servant à régler le niveau du plateau.

Avec de l’habitude, cela se fait vite, surtout lorsque l’on a déjà une imprimante 3D de type FDM. Toutefois, les vis sont montées sur ressort, mettant ainsi tout le plateau sur suspensions. Nous verrons plus tard l’avantage, mais dans le cas du réglage du plateau, cela amortit la sensibilité du réglage, nécessitant alors de faire très attention à la résistance de la feuille de papier sous la buse.

Mise en place du filament

Les imprimantes Ultimaker utilisent un filament de diamètre de 2.85mm (compatible 3mm) alors que la majorité des imprimantes utilisent maintenant uniquement des filaments de 1.75mm. Il m'a été impossible de trouver un article expliquant les avantages et inconvénient d’un diamètre de l’un par rapport à l’autre.

Par rapport à bon nombre d’imprimante, le système du chargement est différent car le moteur qui entraîne le filament est déporté au départ du tube de téflon qui l’amène jusqu’à la tête. Sur de nombreuses autres imprimantes (Replicator 2 par exemple), ce moteur est au niveau de la buse d’impression.

Juste à côté de la bobine de filament, le système de chargement du filament de 2.85mm. Le système fait petit care le moteur se trouve de l'autre côté du chassis.

Juste à côté de la bobine de filament, le système de chargement du filament de 2.85 / 3 mm. Le système est compact petit car le moteur se trouve de l'autre côté du chassis. Cette pièce a été améliorée sur les modèles 2+.

L’étape de mise en place est toutefois bien classique avec un préchauffage de la buse, puis une fois celle-ci-prête, le filament est entraîné par le moteur situé à la base du tube pour être enfin extrudé de quelques centimètres.

L’imprimante est maintenant prête à travailler !

Préparation de l’impression : Cura

Avant de se lancer dans de belles impressions, il est prudent de tenter l’impression d’un modèle tout à fait basique et de petite taille qui ne présente aucune inconnue. Optez pour quelque chose de simple comme un cube ou un cone.

Mais avant de lancer une impression, il est obligatoire de préparer le fichier, qui doit passer dans un logiciel « slicer » (découpeur de modèle en tranche). Les imprimantes 3D ne peuvent pas en général charger un fichier au format STL ou OBJ et l'imprimer directement. Ce point est indissociable de l’impression et il est aussi important que votre imprimante, d’où l’importance des explications ci-après.

Et c’est ici que Cura entre en jeu. Ce logiciel, open source, mais développé principalement par Ultimaker, permet de préparer le modèle pour l’impression 3D, mais aussi de régler quelques paramètres associés

Le "Slicing"

Ce processus est très important car il doit, en plus de créer les tranches en fonction de la résolution verticale souhaitée (20 microns, 100 microns, etc), définir aussi le chemin que devra parcourir la buse pour déposer le filament, définir la vitesse en fonction du tracé, remplir le modèle d’un motif « aéré » pour minimiser l’usage de filament (et gagner en vitesse), gérer les paramètres de températures et bien plus.

Cura, disponible en français (traduit par MakerShop.fr) est relativement simple et pour les débutant, le processus se limite à charger un fichier 3D (OBJ, STL, etc..), de choisi l’épaisseur de couche en mm (0.1, 0.2 ou 0.05mm par exemple), choisir si Cura doit générer des supports pour assister l’opération d’impression lors des surplombs et éventuellement un lit pour faciliter l’accroche du modèle sur le lit et dans la majorité des modèles simples, il n'y aura plus qu'à passer à l'étape impression.

Mise en garde : avant d'injecter un modèle dans un logiciel comme Cura, il est impératif de vérifier que celui-ci répond bien aux critères de topologie compatibles avec l'impression 3D : des volumes uniquement, pas de normales inversées, etc... Je vous conseille d'utiliser le logiciel NetFabb basic, gratuit, qui permet de nettoyer et réparer vos modèles 3D avant de les préparer à l'aide de Cura ou tout autre logiciels de découpe.

Une fois les réglages effectués et autres vérifications d'usage, il ne restera plus qu’à exporter le modèle découpé (format .gcode) dans la carte SD. Toutefois, il est conseillé de ne pas s’arrêter là pour améliorer ou améliorer le taux de réussite de son impression.

Les supports

Comme pour toutes les imprimantes 3D, il en faut peu pour rater son impression et perdre ainsi de nombreuses heures.

On pourra toujours jeter la pierre à l’imprimante ou au logiciel, mais vous apprendrez (à vos dépend) que même si les imprimantes comme l’Ultimaker 2 sont assez permissive sur les erreurs, il ne faut pas oublier le mode de fonctionnement de ces machines : un fil chauffé à plus de 200°C  tombe de la buse sur la couche précédente… mais que se passe t’il s’il la couche précédente n’existe pas ? Le fil tombe dans le vide et le modèle s’imprime très mal.
Pour visualiser les choses prenez la lettre "Y" à imprimer. L’imprimante commencera par faire pousser la barre verticale jusqu’à arriver à l’embranchement des deux barres en oblique. Jusqu’ici, chaque couche en trouve une juste en dessous et tout se passe bien. Par contre, lorsque l’imprimante attaque les deux branches en biais, on peut constater que les parties extérieures ont leurs extrémités qui poussent légèrement dans le vide. A ce niveau-là, et en règle général, l’impression se déroule normalement car le filament fondu arrive à s’accroche à ce qui se trouve à côté. En fonction du surplomb généré, la surface peut avoir une qualité dégradée.

Par contre, si l’on prend la lettre "T", les choses sont plus compliquées. Comme le "Y", la barre verticale s’imprimera correctement, mais dès le début de l’impression de la barre horizontale, les problèmes vont commencer : il n’y a que le vide sous cette partie et la surface est bien trop grande pour que le filament puisse s’accrocher sur une si grande distance sur ce qui se trouve à côté : l’impression sera un échec cuisant avec les deux petites barres horizontales en tas de fils sur le plateau de l'imprimante...

Surplomb

Pour que l’impression soit un succès, il faut rajouter des "supports". Ce sont des parties rajoutés par Cura qui seront à supprimer à la main à la fin de l’impression, qui permettront de soutenir les parties en surplomb et fiabiliser l’impression.

En contrepartie, le temps d’impression sera rallongé et il faudra ensuite nettoyer le modèle de ces supports. Mais dans bien des cas, voir la majorité des modèles autres que des vases, le passage par l'utilisation de supports sera obligatoire.

Cura est capable de vous montrer la création des tranches unes par unes, ce qui vous permettra de voir si des parties commences à s’imprimer dans le vide. C’est une étape vivement conseillée et qui vous permettra de voir si ces supports sont nécessaires. Si c’est le cas, activez l’option dans Cura pour voir le logiciel les rajouter où cela sera nécessaire. Attention toutefois, il est impossible de les modifier (ajout ou suppression) avec Cura.

Autres options et visualisation

Cura offre quelques options supplémentaires comme le réglage de la vitesse d’impression, la gestion de la densité du remplissage et autres joyeusetés, mais il est toutefois limité pour ceux qui aiment mettre les mains dans le cambouis. Pour l’essentiel des utilisateurs, cela sera bien suffisant, mais pour qu'une imprimante tourne comme une horloge, il faut pouvoir la régler aux petits oignons. Mais Cura est très loin devant la solution logicielle de Makerbot dès qu'il s'agit de modifier des réglages!

Toutefois, on peut faire un reproche majeur à Cura : son affichage 3D des tranches et chemins d’extrusion. Ce mode propose un affichage plat (sans ombrage) qui est très difficile à lire alors qu’il est indispensable pour chercher des problèmes lors de la future impression, comme les fragilités de surface lié à une faible épaisseur ou surtout, savoir si des supports seront nécessaire ou non.

A gauche du modèle, l'affichage classique. A droite, l'affichage des couches. On peut constater le manque de lisibilité.

A gauche du modèle, l'affichage classique. A droite, l'affichage des couches. On peut constater le manque de lisibilité de ce mode d'affichage...

Qualité de la préparation des fichiers de Cura

Tous les modèles 3D que j’ai imprimé via Cura ont été générés rapidement, ce qui comparé à la suite de Makerbot et la Replicator 2 est un vrai plaisir. Mis à part la partie affichage 3D, le calcul des chemins est efficace et les surfaces générées, surtout douces et progressives, se fait de façon efficace. J'ai utilisé aussi Cura pour créer des fichiers pour la ZIM et les résultats sont toujours meilleurs que le logiciel Slic3r utilisé par cette imprimante.

Cura versus Simplify 3D

Cura est efficace, il peut aussi gérer d’autres imprimantes 3D comme la Replicator 2, ou la ZIM (indirectement) une fois leurs caractéristiques entrées, mais le logiciel est surtout optimisé pour les imprimantes d'Ultimaker (presets).

Il y a un autre logiciel qui fait un travail équivalent : Simplify 3D. Bien que payant (€179) il profite d'une bonne réputation et je l’utilise essentiellement pour mes autres imprimantes FDM. Il est rapide, efficace, propose une bonne visualisation des modèles, et les options disponibles sont très (trop ?) nombreuses. Mais son principal avantage reste sa gestion des supports que vous pourrez créer autant automatiquement que manuellement. Et ces supports sont aussi très facile à enlever une fois imprimés et croyez en mes mains meurtries par de nombreux supports enlevés sur mes impressions avant de passer à Simplify 3D, rien que cette option vaut l’achat.

Un de mes collègue de travail (Joseph Drust) a acheté le logiciel en même temps que moi et pour les mêmes raisons, sans que nous nous consultions. Et aucun de nous ne regrette sa décision!

Dans un premier temps Cura est largement suffisant, mais si vos impressions sont constituées de modèle avant de nombreux détails nécessitant des supports, envisagez l’achat de Simplify 3D.

Voici un modèle fort complexe, créé par mon collègue Joseph Drust. UN grand nombre de supports est nécessaire et comme on peu le voir, l'impression semble réussie. Mais ensuite vient l'étape de suppression des supports qui est longue et fastidieuse. Simplify 3D s'en sort bien mieux avec des supports mieux placés et surtout, bien plus faciles à supprimer.

Voici un modèle fort complexe, créé par mon collègue Joseph Drust.
Un grand nombre de supports est nécessaire et comme on peu le voir, l'impression semble réussie. Mais ensuite vient l'étape de la suppression des ces supports qui est longue et fastidieuse.
Simplify 3D s'en sort bien mieux avec des supports mieux placés et surtout, bien plus faciles à supprimer.


 

Mécanique de l’imprimante

Maintenant que votre modèle a été transformé par Cura, il est temps de passer sur l’imprimante et découvrir plus en détail la machine.

Le Contrôleur

Cette partie est celle qui permet l’interaction avec la machine et ses options comme les réglages de température, le chargement du filament et bien sûr, le lancement de l’impression 3D.

Le tout se fait via une molette cliquable que l’on tourne pour choisir les éléments de son choix dans un menu. Le fonctionnement est aisé, malgré une molette un peu trop sensible au clic. Un menu tactile comme proposé sur de nombreuses imprimantes aurait été le bienvenue, facilitant alors l'ergonomie de la machine. Il est dommage qu'Ultimaker n'ait pas effectué ce changement lors du passage à la version "2+".

Le tableau de bord permettant de piloter l'imprimante avec à gauche la fente pour la carte SD et à droite, la molette cliquable.

Le tableau de bord permettant de piloter l'imprimante avec à gauche la fente pour la carte SD et à droite, la molette cliquable.

Enfin, le menu était en anglais sur mon imprimante. Rien de bien compliqué, mais c’est à garder en mémoire pour les anglophobes. Mais ceux-ci peuvent se rassurer, MakerShop a traduit toute la documentation et propose de nombreux guides visuels pour ses clients.

La tête d’impression

C’est le cœur de l’imprimante, la partie qui va déposer le filament avec précision pour créer votre objet.

Pour Ultimaker, le choix a été fait d'avoir une tête ultra légère et compacte en déportant le lourd moteur d’entraînement du filament à l’arrière de l’imprimante. L’avantage est une tête très facile à démontrer et donc entretenir, et qui pourra aussi se déplacer plus rapidement (inertie réduite). Et en impression 3D, quelques minutes de gagner ici et là peuvent avoir un gros impact sur le temps total d'une impression.

Sur les modèles Ultimaker 2+ une modification a été ajoutée, permettant de changer simplement la buse pour la changer alors avec d'autres modèles au diamètre d'extrusion différent : 250, 400, 600 et 800 microns. Ce choix offre la possibilité de gagner en qualité pour les modèles fins et en vitesse pour les gros modèles nécessitant moins de détail. Cette option n’était pas disponible au moment de ce test et ce fût bien dommage...

L’Ultimaker2 propose aussi un système (toujours non disponible) de double tête d’extrusion. En fait, l’imprimante est prête à supporter une deuxième buse, mais le kit est indisponible. Possédant une imprimante double tête (la ZIM), je comprends pourquoi cette option n’est pas sortie. La gestion est très difficile, les résultats décevants. Pourquoi sortir quelque chose qui va surement décevoir ses clients ? Même si Ultimaker se décidait à sortir une telle option, je ne pense pas me jeter dessus avant d'avoir vu marcher l'engin !

Voici la tête de l'Ultimaker. On voit bien l'emplacement pour l'arrivée du second filament dans le cas d'une disponibilité d'une seconde buse. Autre point, la simplicité de démontage avec quatre vis toutes simples à enlever.

Voici la tête de l'Ultimaker. On voit bien l'emplacement pour l'arrivée du second filament dans le cas d'une disponibilité d'une seconde buse.
Autre point, la simplicité de démontage avec quatre vis toutes simples à enlever.

Chargement du filament

Comme indiqué au préalable, le système de chargement du filament est déporté et est situé assez loin de la tête d’impression. L’inconvénient est qu’une force plus important est nécessaire pour entrainer le filament jusqu’à la buse.

L’Ultimaker 2+ semble avoir été améliorée sur ce point de façon à offrir une plus grande stabilité dans l'entrainement du filament. J’avoue n’avoir eu aucun souci de consommable avec l’imprimante, que ce soit en chargement ou en remplacement.

Courroies

Comme une grande partie des imprimantes 3D FDM, la tête est entrainée par un système de courroies. Ce système est potentiellement un point faible car avec le temps, elles peuvent se détendre et ainsi altérer la qualité de vos impressions. Il est alors nécessaire de les retendre.

Certaines imprimantes (comme ma ZIM) ont un système d’auto tension très efficace reléguant ce souci aux oubliettes… toutefois, sur l’Ultimaker, rien de bien pratique pour retendre les courroies. Il ne reste alors que les petits ressorts à apposer à même la courroie pour la retendre, ce qui est dommage pour une machine relativement haut de gamme.

Il y a de nombreuses courroies, comme sur toutes les imprimantes FDM. Toutefois, les axes arrivant directement dans le chassis, leur tension doit être problématique.

Il y a de nombreuses courroies, comme sur toutes les imprimantes FDM. Toutefois, les axes arrivant directement dans le chassis, la gestion de la tension des courroies doit être problématique.

Plateau chauffant

Le plateau est une pièce cruciale pour des impressions de qualité et celui de l’Ultimaker est en verre ce qui permet de garder une planéité constante dans le temps (contrairement à la Replicator 2 et son plateau en plastique).

De plus, il est chauffant, ce qui fiabilise de façon efficace les impressions et autorise l’usage de nombreux types de filaments.

Autre point important : le plateau est tenu par des vis sur ressorts, agissant comme des suspensions. Cela permet de donner un peu de flexibilité à la mécanique et limite les efforts de la tête en cas de problème avec l’impression. En contrepartie, cela rend le réglage du plateau plus difficile.

Le plateau chauffant permet des impressions de pièces fines et plates sans aucun souci. L'adhérence est optimale tout au long de la phase d'impression. De plus, de la simple colle permet de fiabiliser l'adhérence.

Le plateau chauffant permet des impressions de pièces fines et plates sans aucun souci. L'adhérence est optimale tout au long de la phase d'impression. De plus, de la simple colle permet de fiabiliser l'adhérence.

Bruit

L’Ultimaker 2 est vendue comme étant plutôt silencieuse (49 dB !). J’avoue que je ne dois pas avoir le même concept de silence que le fabriquant. Certes, l’imprimante est moins bruyante que la Replicator 2 et surtout la ZIM, mais n’espérez pas avoir une conversation téléphonique dans de bonnes conditions avec l’imprimante qui marche près de vous.

Le bruit vient essentiellement des ventilateurs situés sur la tête. Le système de refroidissement a été repensé avec l’Ultimaker 2, peut être que le bruit est moins important.

Alimentation

Il faut savoir que les imprimantes FDM sont consommatrices de courant et ce de façon non négligeable. La buse doit être chauffée entre 200 et 250°C ainsi que le plateau vers 60-70°C et ce pendant de longues heures…

Cela se voit avec le bloc d’alimentation de 9.2A. Je n’ai pas pu faire de mesures de consommation faute d’outils adéquats, mais c'est un poste de dépense complémentaire aux consommables.


 

Qualité des impressions

Ayant déjà deux imprimantes FDM ayant des caractéristiques assez similaires (dans les grandes lignes), je ne m’attendais pas à un miracle sur la qualité d’impression. Et là, la claque.

La qualité des impressions est sans commune mesure avec ce que propose mes deux autres imprimantes FDM et ce qui est le plus important pour moi est l’état de surface. Ici, on a une uniformité vraiment fantastique avec des détails relativement bien reproduit en considérant le diamètre de la buse (de 400 microns) et une gestion des surplombs sans support parfaitement maîtrisée, grâce au système de refroidissement du filament en sortie de buse. Bien que bruyant, ce dernier semble particulièrement efficace, évitant les coulées de fils que j’ai rencontrées à de nombreuses reprises sur d’autres imprimantes.

J’ai imprimé le même modèle sur les trois imprimantes et la différence est flagrante. Bien sûr, le filament n’était pas le même et cela peut avoir un impact, mais la différence reste toutefois trop importante.

qualite ultimaker 2 et précision

Voici un de mes modèle de test avec deux gros plans : on peut remarquer que la surface est vraiment propre et que mêmes les parties difficiles (ponts et chevauchements) ont très bien été gérés. Le modèle a été imprimé sans support et avec des couches de 0.80mm.

Autre point clé qui joue en la faveur des impressions de qualité : le plateau chauffant : Celui-ci peut chauffer de 50 à 100°C et il permet de garder la matière à imprimer dans des conditions optimums pour favoriser une bonne adhérence au plateau et éviter les déformations liées aux grandes variations de température entre le plastique fondu à plus de 200°C et la température de votre pièce. Ce changement important génère une contraction (warping) et des déformations des parties imprimées plus ou moins importantes et qui peuvent provoquer un décollement des objets lors de leur impression.

J’ai pu imprimer des pièces avec l’Ultimaker 2 que je n’avais jamais réussi à imprimer correctement avec la Makerbot (et encore moins la ZIM). Je ne conçois plus d’acheter une imprimante FDM sans plateau chauffant.

Voilà le type d'objet très difficile à imprimer sans plateau chauffant : des plaques de portes (pour ems fils). Les grandes surfaces planes ont en général tendance à se décoller du plateau lors du refroidissement du plastique. Le plateau chauffant, lui, empêche ce problème.

Voilà le type d'objet très difficile à imprimer sans plateau chauffant : des plaques de portes (pour mes fils).
Les grandes surfaces planes ont en général tendance à se décoller du plateau lors du refroidissement du plastique. Le plateau chauffant, lui, empêche ce problème.

L’autre avantage du plateau chauffant de l’Ultimaker 2 est sa possibilité d’imprimer presque tous les types de filaments : PLA, ABS, Nylon, filaments spéciaux, et..c. La combinaison de la tête simplifiée et du plateau chauffant laisse une grande plage de manœuvre dans le choix de ses matières, ce qui n’est pas forcément possible avec toutes les imprimantes. C'est aussi une des grande qualité de cette imprimante.

Dans mon cas, je souhaite faire des moules à l’aide de filament compatible contact alimentaire. Ce n’est tout simplement impossible avec mes autres imprimantes car le plateau chauffant est obligatoire pour utiliser le filament spécifique.

L’Ultimaker 2 m’a réconcilié avec les imprimantes FDM de par la grande qualité des impressions, mais aussi son plateau chauffant qui fiabilise les impressions, évite les déformations des grandes impressions.

Toutefois, la qualité de l’impression ne peut pas rivaliser avec les impression SLA comme celle de la Form1+/Form2. La précision de ces imprimantes est encore bien au-dessus de ce que propose Ultimaker, mais en contrepartie, le cout des impressions et leur taille est un avantage de taille pour l’Ultimaker 2.

En ce qui me concerne, j’utilise de plus en plus les imprimantes FDM pour faire mes tests et brouillons et je passe sur la Form1+ pour l’impression finale. Mais j’envisage de plus en plus d’imprimante en grand et à ce niveau, la Form1+ ne pourra répondre à la demande, d'où mon intérêt pour une Ultimaker 2+.


 

Conclusion

Cette imprimante fût une excellente surprise, bien au-delà de ce que j’avais pu anticiper. Elle est efficace, ultra-polyvalente avec un large panel de consommables, son plateau chauffant fiabilise les impressions et la qualité de celles-ci est impressionnante.

Ultimaker peut aussi compter sur une forte communauté d’utilisateurs français, ce qui permet de trouver très rapidement de l’aide en ligne mais à condition de se débrouiller en anglais. Toutefois, pour nous autres français, MakerShop offre un support technique (à vie !) rapide et efficace à ses clients, ce qui est un plus non négligeable.

Après, c’est une imprimante 3D qui a son prix et on pourrait regretter le faut que la mécanique est simple pour un tel prix, mais il est important de ne pas s’arrêter là car mieux vaut payer plus cher pour une machine fiable et de qualité que de payer moins cher pour moins bien. En comparaison, les Replicators de nouvelle génération de Makerbot sont plus chers pour une qualité moindre avec des soucis d’extrudeurs, un support technique hors de prix (on doit payer avant de parler à quelqu'un) et moins d’options (pas de plateau chauffant, une buse unique et résolution en Z bien plus faible). Quitte à acheter une marque, mon choix est vite fait.

Pour les tests que j’ai effectués durant les 4 semaines en ma possession, je n’ai pas trouvé à lui reprocher, mis à part des détails comme le bruit un peu trop important ou la molette que je trouve moyennement pratique ou le manque de pilotage depuis un ordinateur directement (versus une carte SD), mais il faut avouer que les points négatifs sont assez faibles.

J’ai vraiment aimé cette imprimante et je considère sérieusement l’achat d’une Ultimaker 2+ Extended pour remplacer ma Replicator 2 et Zim qui ne font tout simplement pas le poids et ce de A à Z…


 

Les plus et moins

En plus de la conclusion, voici un peu plus de détails sur le positif et négatif de l’imprimante.

Plus

  • Excellente qualité d’impression
  • Construction qui sent bon la fiabilité
  • Plateau chauffant indispensable
  • Plateau en verre indéformable
  • Impressions rapides possibles
  • Buses interchangeables (2+ uniquement, ou avec modification de la 2)
  • Compatible avec un très large panel de consommables
  • Consommables peu chers comparés aux impression SLA
  • Très simple à utiliser, avec ou sans Cura. Cura fait bien son travail pour préparer les fichiers
  • Grand volume d’impression, encore bien plus avec l’Extended
  • Documentation et aide en français proposé par MakerShop.fr

Moins

  • Prix assez élevé, mais la qualité a un prix…
  • Plateau un peu difficile à régler à cause des ressorts
  • Cura reste limité pour un usage avancé (pas de support personnalisés par exemple), Simplify 3D est une alternative à considérer.
  • Pas de système de tension de courroie facile et efficace.
  • Surement très consommatrice en éléctricité au vu du bloc d’alimentation.

 

Remerciements

Je tenais à remercier l’Equipe de Makershop pour m’avoir prêté cette imprimante et d’avoir été très réactif pour répondre à mes questions. Sachez qu’ils sont les distributeurs officiels d’Ultimaker, mais aussi de la Form1+ et Form2 de FormLabs (que j’affectionne particulièrement).

N’hésitez pas à consulter leur site et acheter chez eux !

makershop

Note: Article non sponsorisé

23 Commentaires
  1. Auteur
    Thomas 1 année Il y a

    N’hésitez pas à partager votre avis si vous possédez une Ultimaker 2/2+ !

  2. Kevin Palluet 1 année Il y a

    Un régal. Également commander chez Makershop, j’ai une UM2 depuis presque 1 an.
    J’ai changé le bloc d’origine par le bloc olssen et c’est juste formidable car tu passes d’une buse de 1mm à du 0.25 en un coup de clé (bien penser à démonter la buse à chaud). En démontant le bloc, il faut juste faire attention au capteur de température car il est assez sensible. C’est pour cela qu’il faut le changer dès la 1ère utilisation.
    Récemment j’ai utilisé du filament bois et pas de soucis. Voici un petit exemple après un début de ponçage -> https://www.facebook.com/KevinPalluet.MIP/photos/pcb.820111741447937/820110428114735/?type=3&theater

    Il faut juste faire attention aux plages de températures pour ne pas avoir de bavures, de plateau trop chaud sinon l’objet se déforme à la base (patte d’éléphant).
    Pour une meilleur adhérence plateau, j’utilise également du Dimafix. C’est de la lac qui permet de maintenir l’objet sur la plaque pour éviter le warping (pièce qui se décolle).

    Pour plus de silence, plusieurs personnes ont changer les ventilos d’origines.
    Je ne sais pas s’ils ont corrigé le tir sur la version + mais sur ce dont je suis sur c’est qu’ils ont amélioré leur feeder pour les filaments flexibles et le support de la tête pour un meilleur flux d’air.

    De plus il y a une très bonne communauté très active autour qui partage ses ressentis, ses problèmes, ses solutions alternatives….

    Concernant les supports, ceux de Cura sont bien pour des pièces pas trop compliqué sinon il y a toujours la méthode de passer par Meshmixer avant ou de se les faire soit même.

  3. dualite2 1 année Il y a

    En ce qui concerne le diamètre du filament j’aimerais apporter quelques précisions.
    Il y a un avantage concret au filament de 3mm pour les filaments « flexible » qui se déforment moins qu’avec un petit filament lorsqu’ils sont poussés vers la tête d’impression.
    Les filaments plus fin quand a eux on un avantage au niveau chauffe : le rapport entre la surface en contact avec la tête et le volume de matière à chauffer est plus petit donc… la matière peux chauffer plus vite ce qui est particulièrement intéressant pour des imprimantes très rapides.

    Concernant l’adhésion sur le plateau chauffant je te recommande de jeter un œil au spray DimaFix (je n’ai pas d’action!) : il te fournira une adhérence équivalente à la colle et laissera ta pièce se décoller toute seule lorsque le plateau aura refroidi.

  4. Antoine 1 année Il y a

    Très bon article. Très instructif.

    Merci!

    Antoine

  5. Alex 1 année Il y a

    Hello,
    Merci pour ce beau test. Très bon compte-rendu.
    Perso je possède une UM2 dtpuis moins d’un an et vraiment content.
    Il faut garder à l’esprit que ce type d’imprimante demande du temps et de la patience pour arriver à maîtriser pleinement ses possibilités. Comme citée plus haut, la communauté est vraiment présente et réactive à la moindre sollicitation. C’est un vrai atout! Au fil des impressions on se rend compte qu’il est utile, et préférable selon les attentes, d’effectuer qques améliorations à l’UM2. Je viens notamment de commander le fameux bloc Olssen qui me permettra de changer de buse selon la matière et la qualité d’impression choisis. Je vois pour améliorer également le feeder et la ventilation pour une meilleure fiabilité. De nombreuses solutions s’offre à vous sur thingiverse et autres sites. Petit point noir pour moi au niveau du plateau qui me donne du fil à retordre pour un excellent réglage de niveau. Mais qu’il soit chauffant est un plus indéniable.
    Bonne impression 😉

  6. Ludo 1 année Il y a

    Bonsoir Thomas,

    si jamais cela t’intéresse, je viens de me commander une Zortrax M200 et du coup, je te propose, dès que je la reçois et bien sûr après tests, de te faire un retour sur les qualités et défauts de celle-ci, avec photos d’impressions à l’appui bien entendu !

    En parallèle, je vais créer un post sur zbrush.fr sur la Zortrax afin d’en faire profiter un maximum de personnes (pseudo : ludovic (Avatar : Kang ou Kodos)).

    Et oui, j’ai craqué ! Mais bon, c’est de ta faute aussi, je n’en pouvais plus avec tous tes tests et impressions ; ahhh… la Form 1. Et même si je sais que je n’obtiendrais pas cette qualité, j’ai comme même hâte de pouvoir toucher mes propres créations 3D. Et non, ce n’est pas sale ! 😉

  7. Auteur
    Thomas 1 année Il y a

    @lugi (Ludo) Merci de la proposition, je suis très intéressé par ton retour, que ce soit pour Polysculpt ou ailleurs. J’ai vu de nombreuses impressions faites avec cette imprimante au Japon et la fidélité de surface est impressionnante pour une imprimante FDM. Certes, tu n’auras pas la qualité d’une Form1/2, mais pour une FDM, tu auras une excellente qualité.

    Tu peux aussi poster ton feedback sur le groupe impression 3D de Polysculpt avant de faire un éventuel article (et pas forcément aussi long que ceux que je fais 🙂

  8. Ludo 1 année Il y a

    Ok Thomas, ravi que cela t’intéresse, je te tiens au courant dès que je reçois tout ça (commandé samedi alors patiente!).

    Du coup, tu me confortes dans mon choix, vu que toi au moins, tu as aperçu au Japon des résultats intéressants (j’espère atteindre la même qualité!). Et comme il est parfois, assez délicat de se faire un avis sur le rendu final via les images internet, je tacherais, du coup de faire des photos en plan large, mais aussi et surtout en macro, histoire que tout à chacun puisse se rendre compte de la qualité ou non des différentes impressions et surtout de la visibilité des strates d’impression (apparemment beaucoup plus discret avec la Zortrax et c’est une des raisons, qui on fait que mon choix s’est porté sur la Zortrax).

    Pour ce qui est du feedback sur le groupe d’impression, je vais tenter de le faire également, par contre la dernière fois que j’ai essayé d’envoyer un post, j’ai eu un message d’erreur, à voir si cela recommence.

    Bonne soirée !

  9. Olivier Fournier 1 année Il y a

    Bonjour Thomas et Ludo,
    De mon côté, je possède l’ultimaker 2 Extented et la zortrax M200 depuis plus d’un an. L’ultimaker est résolument faite pour le PLA et la zortrax pour l’ABS. Une des raisons principales est que pour imprimer de l’ABS (si on a des objets avec des volumes à forte condensation de matière), il faut un plateau avec des trous tant ce plastique à la tendance fâcheuse à se rétracter, les trous maintenant tant bien que mal la rétractation. De mon côté, lorsque je fais des pièces en ABS volumineuses, je suis obligé de modéliser les parois internes (en forme de tôle ondulées et striées) pour limiter le warping (déformation du plastique). Si l’ultimaker avait un plateau interchangeable, elle pourrait plus facilement recevoir l’ABS (tu me diras on pourrait en fabriquer…). Maintenant l’Ultimaker malgré tous ses avantages sur le plan évolutif (celle que j’ai ne ressemble plus tout à fait à celle que j’ai achetée mis à part le logo du robot lol) Les 2 problèmes principaux : 1/ Ultimaker a fait le mauvais choix de modifier le GCODE en un « Ulticode » qu’il peinent à finaliser, 2/ leur logiciel Cura qui fait un peu office de boulet, car son évolution est inverse au bon sens (d’ailleurs mis à part une mise à jour ratée et retirée depuis, je n’ai pas vu de nouvelle mise à jour depuis de longs mois ce qui n’est pas bon). Heureusement, Il y a le logiciel Simplify3D qui peut remplacer Cura et le surpasse en tout (qualité du slicer, possibilités des options, visualisation des pièces 3D, il coûte 149 $ mais je ne regrette pas mon achat. Ce logiciel avec Ultimaker, c’est le binôme gagnant tant il améliore la qualité des pièces.
    Bon courage à vous
    Olivier11

  10. Auteur
    Thomas 1 année Il y a

    @lugi oui, les effets de strates/couches ne sont pas très visibles, d’ailleurs, je ne pensais pas que c’était du FDM au premier coup d’oeil. Tu peux voir un utilisateur de cette imprimante sur ZBC Japon. J’ai une de ces figurine (la première du sujet) http://zbrushcentral.jp/topic/107

    @olivier11 Merci pour ton retour sur les deux imprimantes, c’est intéressant, surtout pour moi qui n’ai jamais essayé l’ABS. Pour l’Ultimaker, le fait d’avoir un plateau chauffant n’aide pas, peut être en chauffant plus et en fermant l’imprimante complètement pour garder une température élevée à l’intérieur ?
    Est il possible de savoir quelles modifications tu as fait ?
    Et pour la Zortrax, pas de problèmes particuliers ?

    De mon côté, je suis passé à Simplify 3D, il n’y a rien à dire sur le choix de ce logiciel…

  11. kagi 1 année Il y a

    Superbe test Thomas qui me conforte dans mon choix 😀

    Je me suis commandé une 2+ près de chez moi, sur Metz et je l’attends avec impatience x)

  12. Auteur
    Thomas 1 année Il y a

    @kagi : cool ! n’hésites pas à nous donner ton retour ! (et donne moi de tes nouvelles depuis le temps 🙂
    Perso, je pense que je vais sauter le pas d’ici 2-3 semaines…

  13. kagi 1 année Il y a

    Oui, c’est vrai que ça date, dis-donc 🙂 (un lieu où on peut causer?)

    Oué je te tiendrai au courant de mes expériences avec mon nouveau jouet 😀

  14. Ludo 1 année Il y a

    @Thomas : Effectivement je suis allé sur le lien que tu m’as donné et l’impression à l’air plutôt sympathique, détaillée et lisse (mis à part les endroits où les support devait se trouver, je pense).

    Tu dis que tu as une de ces figurines. Quel est ton avis concernant ces petites imperfections ?. A t’il réussi à les enlever (ponçage ou autres) et quel est la taille final de la figurine ?

    Sinon j’ai trop hâte !

  15. Auteur
    Thomas 1 année Il y a

    La figurine en photo, la toute première, fait 17cm de haut.
    Le modèle que j’ai, je n’ai pas l’impression qu’il ait poncé. Moi, je n’ai touché à rien sur sa figurine.

  16. Ludo 1 année Il y a

    Et donc ton modèle est lisse, juste pour avoir une idée ?

  17. Auteur
    Thomas 1 année Il y a

    C’est pas lisse ultra lisse, mais franchement, faut avoir le nez dessus. On se rapproche des surfaces de la Form1+/2. Par contre, l’ABS se ponce moins bien que le PLA, je n’ai pas essayé de poncer. Peut être qu’un peu de vapeur d’acétone à petite dose pourrait améliorer tout ça.

  18. kagi 1 année Il y a

    Hello, hello,

    Ca fait presque 2 semaines que j’ai mon Ultimaker 2+ (achetée le 8 mars) et pour le moment c’est le bonheur.

    C’est donc ma première imprimante 3D et je dois dire que l’apprentissage n’est pas super difficile. Mais c’est pas les doigts dans le nez non plus, faut pas croire.

    J’ai bien eu un soucis de sous-extrusion dû à du grinding à résoudre, mais l’erreur était humaine et non matérielle 🙂 (en gros, lors de l’insertion du filament, je l’envoyais à vitesse accélérée trop tard, d’où frottement car le pignon d’entrainement fonctionne avec une tempo). Mais à part ça, c’est la joie. 🙂

    Des impressions ratées j’en ai eux et j’en aurai encore. Je cherche principalement les réglages de précision quand j’utilise la buse de 0,25. Donc là, je teste différentes températures de buse et différentes vitesses d’impression. Mon meilleur résultat actuel est obtenu avec une couche de 0,1mm, une vitesse de 5mm/s, une buse à 220°c et évidemment en 0,25:

    http://pix.toile-libre.org/?img=1458405538.jpg
    http://pix.toile-libre.org/?img=1458405947.jpg
    http://pix.toile-libre.org/?img=1458405970.jpg
    http://pix.toile-libre.org/?img=1458475985.jpg

    On voit bien des pétouilles sur les oreilles, mais avec ces réglages, j’obtiens une impression de la mâchoire très propre, contrairement à ici:

    http://pix.toile-libre.org/?img=1458477791.jpg

    Là, j’ai les mêmes réglages, sauf que j’ai choisi une hauteur de couche de 0,06mm. Et donc, ça change tout à l’arrivée.

    Pour le moment j’utilise Cura. On m’a conseillé d’autres softs aussi mais pour le moment il fait le boulot. Surtout quand on sait qu’il faudra retoucher/nettoyer/lisser/etc à l’arrivée, la simplicité de Cura me va très bien.

    Enfin voilà après presque 2 semaines où j’en suis. ^^

  19. Auteur
    Thomas 1 année Il y a

    Et moi cela fait maintenant 10 jours environ que j’ai acheté et reçu mon Ultimaker Extended 2+
    Dans l’ensemble, je suis très content de mon résultat !

    @kagi : il faut vraiment faire quelques tests, car effectivement ,d’une buse à une autre, mais surtout d’un filament à l’autre, les résultats ne sont pas les mêmes. Les problèmes que tu montres, surtout la dernière image sont du souvent à une vitesse trop importante ou une température de filament trop importante.
    En ce qui me concerne, je ne prends plus que du filament premium et ça joue je trouve…
    J’ai aussi fait des impressions en ABS.. ça sent pas bon, mais le résultat est vraiment pas mal, surtout pour de la figurine. Je dois encore pas mal faire des tests, car c’est encore trop sensible aux surplombs.

    Je vais mettre à jour l’article au fil du temps, j’ai des choses à corriger/ajouter dedans ! 🙂

  20. kagi 1 année Il y a

    Hello hello,

    Réponse tardive mais tant pis :p

    Le soucis d’impression que je rencontre, je le rencontre aussi à basse température (185°c). Et je n’imprime qu’avec du PLA pour le moment. Concernant la vitesse, pour ce test, c’était à 4 mm/s, mais je n’utilisais que les réglages simples de Cura. Là, depuis hier, je teste les différentes vitesses des réglages avancés et pour le moment, je n’ai pas résolu le soucis.

    Mais comme je le disais dans mon précédent commentaire, c’est pas plus catastrophique que ça puisque je pars du principe que je vais devoir retoucher toutes les pièces de mes figurines quand je les commencerai.

    Que ce soit avec du ColorFabb, du Form Futura ou le filament recyclé de chez Arianeplast, le soucis est le même, et c’est le seul que je rencontre de manière récurrente.

    J’ai pas encore testé de filament ABS ou autres. Enfin j’ai bien eu un échantillon d’ASA mais j’ai des soucis de sous extrusion en plein milieu de l’impression qui m’obligent à quitter. 3 essais, 3 échecs.

  21. Auteur
    Thomas 1 année Il y a

    J’ai fait aussi des tests avec la buse de 0.25 et j’ai des résultats mitigés. En fait, sur de l’organique, j’ai de très bon résultats, surtout en ABS, par contre, des pièces plus mécanique, je suis moins content du résultat.
    Mais il faut vraiment chercher les bon réglages entre la vitesse, la température, la sur/sous extrusion, etc…

    La, j’imprime plutôt en grand et c’est un vrai régal. Au fait, je suis passé au Dimafix pour l’adhérence du plateau (chauffant uniquement) et c’est un vrai régal. Le produit miracle. C’est bête que ça ne marche pas sur les plateaux non chauffants…

  22. kagi 12 mois Il y a

    Hello,

    Réponse tardive encore mais cette fois, j’ai une bonne raison.

    J’ai fait beaucoup d’essais et par rapport à ce que tu disais sur la buse de 0,25, j’ai aussi fait des tests de comparaison avec une 0,40. Et effectivement, je remarque une amélioration sur la qualité au niveau des portes-à-faux (j’imprime toujours en couche de 0,10mm). Et surtout, le niveau de détail est le même sur mes tests, donc j’ai un peu envie de dire que je vais rester sur une buse de 0,40 et ne plus en changer, sauf pour les cas spécifiques qui m’autorisent la buse de 0,80 (typiquement, les formes géométriques régulières).

    Après, j’ai commencé à jouer avec les réglages avancés aussi (vitesse de coques interne/externe, etc…), mais principalement pour optimiser au max les temps d’impression (enfin bon, ça semble logique)

    Actuellement, je teste Cura 2 qui est enfin en version officielle. Les réglages sont beaucoup plus nombreux par rapport à l’ancienne version (la 15.xx.x!). J’en parlerai qu’en j’en aurai un avis bien précis.

    Pour le Dimafix, j’ai pas testé, j’utilise une bombe de 3DLac. Et si parfois, j’ai bien la première couche qui se décolle par endroit (toujours rattrapées par les couches supérieures), je n’ai jamais eu de soucis qui ont fait foirer l’impression.

  23. Martin 11 mois Il y a

    Super test, tres complet et détaillé, bravo ! Voici le test que nous avons réalisé récemment, note finale 4.1/5: http://www.aniwaa.fr/blog/test-la-ultimaker-2-la-reference-des-imprimantes-3d-de-bureau/

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Thomas Roussel - 2015

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?

En visitant Polysculpt, vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus

Les cookies utilisés par Polysculpt sont utilisés uniquement pour faciliter votre navigation ou votre experience utilisateur. Aucun usage commercial ou de suivi n'est effectué.
Si vous ne souhaitez pas utiliser les cookies de Polysculpt, merci de quitter le site, car ceux-ci sont indispensables à la navigation au sein de celui-ci.

Et son administrateur, croyez-le, n'aime les utilisations commerciales des cookies !

Fermer